Journal · 28 juillet 2026 · 6 min de lecture
Après un événement traumatique : les premières semaines
Accident, agression, décès brutal, annonce médicale : les jours qui suivent ressemblent souvent à un état second. Ce n'est pas un défaut de solidité, c'est une réaction attendue.
Ce qui est fréquent dans les premiers jours
Images qui reviennent sans prévenir, sursauts, sommeil haché, cauchemars, sensation d'irréalité, irritabilité, incapacité à se concentrer, besoin de tout raconter ou au contraire de n'en parler à personne.
Ces réactions apparaissent chez la plupart des personnes exposées à un événement grave et s'atténuent en général en quelques semaines. Les considérer comme anormales ajoute une inquiétude inutile.
Ce qui aide tout de suite
Retrouver du concret et du prévisible : manger, dormir aux mêmes heures, reprendre des gestes du quotidien, être entouré sans être submergé de questions.
Éviter deux choses : l'alcool pour dormir, qui dégrade le sommeil et installe autre chose, et la réexposition en boucle aux images ou aux récits de l'événement, y compris dans les médias.
Les signes qui demandent de consulter
Au-delà d'un mois : reviviscences toujours intenses, évitement de tout ce qui rappelle l'événement, hypervigilance permanente, sentiment de détachement, colère envahissante, ou impossibilité de reprendre le travail.
Consultez sans attendre en cas d'idées de mort, le 3114 est gratuit 24 heures sur 24, ou si la consommation d'alcool ou de médicaments augmente. Le médecin traitant est le bon point de départ pour une évaluation.
Qui fait quoi
Le psychiatre et le psychologue spécialisés en psychotraumatologie disposent d'approches spécifiques et validées pour ces situations. En cas de trouble installé, c'est vers eux qu'il faut aller, et je le dis clairement quand c'est le cas.
Je travaille pour cela main dans la main avec Peter Oling, psychologue à Avignon, qui peut prendre le relais lorsque la situation demande un accompagnement plus conséquent.
Ce que je peux accompagner
Les suites : le retour au travail, la peur de reprendre la voiture ou de retourner dans un lieu, la place de l'événement dans le couple ou la famille, la culpabilité de s'en être sorti, l'entourage épuisé.
Et pour les proches, qui absorbent beaucoup sans être considérés comme concernés, un espace pour dire ce qu'ils ne disent pas à la personne touchée.