Depuis le 31 mars 2022, on ne parle plus de QVT mais de QVCT, qualité de vie et des conditions de travail. Le changement n'est pas cosmétique : il recentre le sujet sur les conditions réelles dans lesquelles le travail se fait, et non sur l'ambiance ou le ressenti seuls. La notion est définie par l'Accord National Interprofessionnel du 9 décembre 2020, qui a remplacé l'ANI QVT de 2013, et portée par l'Anact.
L'employeur est soumis à une obligation légale de protéger la santé physique et mentale de ses salariés, inscrite à l'article L4121-1 du Code du travail. Cette obligation s'accompagne d'actions de prévention, d'information, de formation et d'organisation. Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels, le DUERP, est la pièce centrale de la démarche : l'évaluation des risques est une obligation à la charge de l'employeur, et sa mise à jour est encadrée, au moins chaque année dans les entreprises d'au moins onze salariés, ainsi qu'à l'occasion d'un aménagement important ou d'une information nouvelle sur un risque.
À partir de cinquante salariés, la qualité de vie et des conditions de travail devient un sujet de négociation périodique obligatoire dans le cadre du dialogue social. Les risques psychosociaux, eux, recouvrent les situations qui dégradent la santé mentale : stress chronique, surcharge, conflits avec le management, manque d'autonomie, harcèlement. Les facteurs à leur origine sont répartis en six grandes catégories par le collège d'expertise Gollac.