Ce que j'accompagne · 01
L'anxiété n'est pas un défaut de caractère. C'est un système d'alarme réglé trop fort, qui a souvent eu de bonnes raisons de l'être.
« On ne raisonne pas une alarme, on apprend à la régler. »
Au départ, il y a souvent une situation qui a demandé beaucoup de vigilance : une période de travail intense, un climat familial tendu, un événement qui a fait peur. Le corps apprend à rester en alerte, ce qui est utile un temps. Le problème commence quand l'alerte ne s'éteint plus une fois la situation passée.
S'installe alors un cercle : on anticipe, donc on évite, et l'évitement confirme au cerveau que le danger était réel. Chaque évitement soulage sur le moment et renforce la peur à long terme. C'est ce cercle que l'on vient interrompre, pas votre personnalité.
Des techniques de respiration et de régulation qui font redescendre l'intensité. On commence par là parce que penser clairement est impossible quand le corps est en alerte.
Repérer les phrases qui tournent en boucle, les écrire, les regarder de près. Beaucoup ne résistent pas à l'examen, et l'on s'en aperçoit soi-même. Un apport des outils issus des TCC.
Reprendre progressivement ce qui a été mis de côté, par petites marches choisies par vous. Jamais de mise à l'épreuve brutale : le progrès vient de la répétition, pas du courage.
Parfois l'anxiété est le symptôme d'une situation qui ne tient pas : une charge de travail impossible, une relation épuisante. Dans ce cas, le travail porte aussi sur ce qui doit changer autour.
Personne ne peut le promettre honnêtement. Ce que j'observe : les premiers outils de régulation font souvent effet dans les deux ou trois premières semaines, tandis que défaire les schémas d'évitement demande plusieurs mois. Nous faisons le point régulièrement, et vous êtes libre d'arrêter quand vous voulez.
Si vous ne dormez plus du tout, si vous perdez du poids, si vous avez des attaques de panique fréquentes, si vous consommez alcool ou médicaments pour tenir, si des idées noires apparaissent : parlez-en à votre médecin traitant ou à un psychiatre. Un accompagnement peut venir ensuite, ou en parallèle. En cas d'urgence, le 15 ou le 3114.
Cabinet à Avignon ou visio. 70 € la séance, environ une heure, sur rendez-vous.
Sur ce type de difficulté, je m'appuie souvent sur la thérapie brève, la PNL et l'EFT. Le choix se fait avec vous, jamais à l'avance : voir mon approche.
L'anxiété devient un problème quand elle vous fait renoncer : à une prise de parole, à un trajet, à une invitation, à un poste. Le critère n'est pas l'intensité ressentie mais l'étendue des évitements qu'elle produit, et leur progression.
Pour une difficulté récente et circonscrite, huit à douze séances suffisent souvent. Pour une anxiété installée depuis des années, il faut compter plus, avec un point régulier toutes les cinq à six séances.
Cette décision revient à un médecin, jamais à moi. Un traitement peut être utile dans certaines situations, et il se combine sans difficulté avec un accompagnement par la parole. Je ne demande jamais d'arrêter ou de modifier une prescription.
Allonger l'expiration plus que l'inspiration pendant une à deux minutes, poser les pieds au sol, nommer trois choses visibles autour de soi, et si possible ne pas quitter l'endroit avant que le pic redescende. Une première crise justifie un avis médical.
Cinq minutes au téléphone suffisent souvent pour savoir si un accompagnement a du sens, ou pour vous orienter ailleurs. Vous n'avez rien à préparer et l'appel ne vous engage à rien.