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Elodie Rampal

Ce que j'accompagne · Cabinet ou visio

Rapport au corps, alimentation et surpoids

Le poids n'est presque jamais une simple question de volonté. C'est souvent le symptôme visible d'autre chose : une estime de soi abîmée, des émotions qu'on ne sait plus réguler, un rapport au corps qui s'est déréglé quelque part.

Ce que je vois en cabinet

Des enfants moqués pour leur poids et qui n'en parlent plus. Des femmes qui s'effacent, choisissent leurs vêtements pour disparaître et évitent les photos. Des hommes qui n'abordent jamais le sujet et le règlent seuls, la nuit, devant le réfrigérateur.

Le point commun n'est pas le chiffre affiché sur la balance. C'est un rapport au corps et au regard des autres qui s'est déréglé quelque part, souvent depuis longtemps. C'est ce sujet précis qui m'a conduite à suivre le DESIU Médecine de l'obésité à la faculté de médecine d'Aix-Marseille, en parallèle de ma pratique.

Le poids n'est presque jamais une question de volonté

Manger fait baisser une tension : c'est rapide, disponible, efficace sur le moment. Rien d'étonnant à ce que ce soit devenu, pour beaucoup de personnes, la façon la plus fiable de faire redescendre l'anxiété, la colère, l'ennui ou la fatigue.

S'installe alors un cycle connu : restriction, craquage, culpabilité, nouvelle restriction plus sévère. Chaque tour renforce la conviction d'un manque de volonté, alors que c'est le mécanisme lui-même qui produit le résultat. Voir alimentation émotionnelle et pourquoi les régimes échouent.

Ce sur quoi on travaille en séance

Identifier précisément ce qui déclenche : le moment de la journée, la situation, l'émotion présente juste avant. Puis trouver d'autres façons de faire baisser cette tension, qui tiennent dans une vie réelle.

En parallèle, le travail porte sur ce qui entretient la situation : une estime de soi abîmée, la difficulté à poser des limites, le regard des autres, parfois une histoire familiale où le corps et la nourriture ont pris une place particulière. C'est le même terrain que la perte de confiance en soi.

Ce que je ne fais pas

Je ne prescris aucun régime, aucun plan alimentaire, aucun complément. Je ne pèse personne et je ne pose aucun diagnostic. Ce n'est ni ma compétence ni mon rôle.

Le médecin traitant, la diététicienne ou le diététicien, l'endocrinologue et, le cas échéant, l'équipe de chirurgie restent vos interlocuteurs pour tout ce qui relève du corps et de l'alimentation. Un accompagnement par la parole vient en complément, jamais à la place. Et si la situation relève d'un trouble du comportement alimentaire sévère, un cadre médical spécialisé est nécessaire : je le dis et j'oriente. Je travaille main dans la main avec Peter Oling, psychologue à Avignon, qui prend le relais quand la situation demande un accompagnement plus conséquent.

Autour d'une chirurgie de l'obésité

Avant l'intervention, il y a un travail utile : comprendre à quoi servait l'alimentation, anticiper ce qui prendra sa place, et poser des attentes réalistes sur ce que l'opération changera.

Après, le corps change vite et le reste ne suit pas au même rythme : l'image de soi, le regard des proches, la place dans le couple, les compulsions qui reviennent parfois sous une autre forme. Voir chirurgie bariatrique : ce qui se joue avant et après.

Enfants et adolescents

Un enfant moqué pour son poids apprend très tôt à se voir avec les yeux des autres. Le mettre au régime aggrave presque toujours la situation, en installant un rapport de contrôle et de dissimulation autour de la nourriture.

Le travail porte sur l'estime de soi, la capacité à répondre aux moqueries, et la place du corps dans la famille. Voir un enfant moqué pour son poids et harcèlement scolaire.

Séance, tarif et premier contact

Une séance dure une heure et coûte 70 euros, au cabinet à Avignon comme en visio. Les séances ne sont pas remboursées par l'Assurance maladie ; certaines mutuelles prennent en charge une partie.

Un appel de cinq minutes au 06 22 25 27 29 suffit pour savoir si ce cadre correspond à votre situation. Je suis par ailleurs en formation au DESIU Médecine de l'obésité, à la faculté de médecine d'Aix-Marseille, précisément pour articuler ce travail avec la dimension médicale et travailler avec les équipes qui vous suivent : voir mon parcours.

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Questions fréquentes sur le rapport au corps

Vous donnez des conseils alimentaires ?

Non, jamais. Aucun régime, aucun plan alimentaire, aucun complément, aucune pesée, aucun diagnostic. Le médecin, la diététicienne et l'endocrinologue restent vos interlocuteurs pour tout ce qui relève du corps.

Sur quoi travaille-t-on alors ?

Sur ce que l'alimentation vient réguler : les déclencheurs, l'émotion présente juste avant, et d'autres façons de faire baisser cette tension. Puis sur l'estime de soi, les limites, et le regard des autres.

Est-ce utile avant une chirurgie bariatrique ?

Oui. Comprendre à quoi servait l'alimentation, anticiper ce qui prendra sa place et poser des attentes réalistes se travaille mieux avant l'intervention qu'après. Le parcours médical prévoit d'ailleurs un temps de réflexion.

Et pour un enfant en surpoids ?

Toute question de poids chez un enfant relève du médecin qui le suit. En séance, on travaille l'estime de soi, la réponse aux moqueries et la place du corps dans la famille, jamais l'alimentation elle-même.

Une question sur votre situation ?

Cinq minutes au téléphone suffisent souvent pour savoir si un accompagnement a du sens, ou pour vous orienter ailleurs. Vous n'avez rien à préparer et l'appel ne vous engage à rien.

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