Aller au contenu
Elodie Rampal

Journal · 29 août 2026 · 6 min de lecture

Crises alimentaires : ce qui se passe vraiment

Une crise ne ressemble pas à un excès de gourmandise. Elle a un déroulé, presque toujours le même, et c'est ce déroulé qui permet d'agir dessus.

Le déroulé d'un épisode

Une tension qui monte, souvent en fin de journée. Puis un basculement, un moment où la décision se prend sans être vraiment prise. Ensuite l'épisode lui-même, rapide, mécanique, sans plaisir réel malgré les apparences. Et enfin le retour de conscience, avec la honte.

Beaucoup de personnes décrivent une forme d'absence pendant la crise, comme si elles se regardaient faire. Ce n'est pas un manque de volonté : c'est un état différent, dans lequel les arguments raisonnables n'ont aucune prise.

Pourquoi la honte aggrave tout

Après une crise viennent la culpabilité, puis la décision de tout reprendre en main, donc la restriction. Et la restriction est le premier facteur déclenchant de la crise suivante. Le cycle se referme sur lui-même.

S'ajoute le secret : la plupart des personnes concernées n'en parlent à personne, parfois pendant des années. Ce silence empêche toute aide et confirme l'idée d'une anomalie personnelle.

Ce qui relève du médical

Des crises fréquentes, des comportements compensatoires (vomissements, laxatifs, sport intensif, jeûne), une préoccupation permanente pour le poids et la nourriture : ces éléments désignent un trouble du comportement alimentaire, qui demande une évaluation médicale.

Dans ce cas, un cadre spécialisé est nécessaire : médecin, nutritionniste et, selon la situation, une équipe hospitalière. Je ne remplace rien de cela, et je le dis clairement quand c'est ce qui s'impose. La ligne Anorexie Boulimie Info Écoute permet un premier échange anonyme.

Ce qui aide concrètement

Repérer le moment de bascule, celui qui précède la crise de quelques minutes, et y installer autre chose : sortir, appeler, écrire, une tâche physique. Pas pour se distraire indéfiniment, mais pour vérifier que la tension redescend aussi sans passer par là.

Et lever les interdits alimentaires, ce qui paraît contre-intuitif. Un aliment autorisé perd l'essentiel de son pouvoir : voir pourquoi les régimes échouent.

Ce qu'on travaille en séance

À quoi servent ces crises : éteindre une anxiété, contenir une colère, remplir un vide, se punir. Elles remplissent une fonction, et c'est cette fonction qu'il faut comprendre avant d'espérer les faire cesser.

Puis l'estime de soi et le rapport au corps, presque toujours abîmés par des années de cycle. Le cadre du travail est décrit sur rapport au corps, alimentation et surpoids, et le mécanisme émotionnel dans alimentation émotionnelle.

Une question sur votre situation ?

Cinq minutes au téléphone suffisent souvent pour savoir si un accompagnement a du sens, ou pour vous orienter ailleurs. Vous n'avez rien à préparer et l'appel ne vous engage à rien.

Appeler maintenant

Continuer la lecture

Rapport au corps et alimentation Le cadre du travail en séance Lire → Alimentation émotionnelle Repérer ses déclencheurs Lire → Tous les articles Le journal du cabinet Lire →