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Elodie Rampal

Journal · 3 septembre 2026 · 4 min de lecture

La rentrée de septembre : pourquoi tant de demandes à ce moment-là

Chaque année, le téléphone sonne davantage en septembre. Ce n'est pas un hasard de calendrier : l'été a une fonction particulière, et sa fin révèle ce qu'il avait mis en suspens.

Ce que l'été met de côté

Les vacances font baisser la pression sans rien régler. Le rythme se relâche, les obligations s'espacent, et beaucoup de difficultés deviennent supportables. On se dit que ça va mieux.

Puis la structure revient d'un coup : les horaires, les réunions, l'école, les trajets. Et l'on découvre que ce qui avait disparu n'était que masqué. Cette découverte est brutale, mais elle est informative : elle indique que le problème est lié au fonctionnement quotidien, pas à un état d'âme passager.

Le moment des bilans

Septembre est aussi le mois des comparaisons. On revient de vacances où l'on a eu le temps de penser, parfois avec la sensation nette que quelque chose ne va pas dans son travail, dans son couple, dans sa vie. Le retour à la routine transforme cette sensation en décision à prendre.

Chez les adolescents, la mécanique est différente : la rentrée scolaire remet en jeu la place dans le groupe, les résultats, l'orientation. Les refus scolaires et les décrochages se déclarent très souvent dans les six premières semaines.

Pourquoi c'est un bon moment pour commencer

Parce que le problème est visible. En pleine période chargée, on voit précisément ce qui déborde, à quel moment de la journée, dans quelle situation. C'est bien plus exploitable en séance qu'un souvenir de l'hiver dernier.

Parce que le rythme est là, aussi. Un rendez-vous régulier s'installe plus facilement dans un emploi du temps structuré que dans un mois de juillet éclaté.

Et parce que ne rien faire en septembre revient souvent à attendre l'hiver, où la fatigue s'ajoute au reste.

Si vous hésitez

Vous n'avez pas besoin d'un motif assez grave, ni d'une demande bien formulée. Beaucoup de personnes appellent en disant qu'ils ne savent pas trop pourquoi. C'est un point de départ acceptable, et un appel de cinq minutes suffit pour savoir si un accompagnement a du sens pour vous.

Une question sur votre situation ?

Cinq minutes au téléphone suffisent souvent pour savoir si un accompagnement a du sens, ou pour vous orienter ailleurs. Vous n'avez rien à préparer et l'appel ne vous engage à rien.

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