Journal · 1er juillet 2026 · 5 min de lecture
Le sommeil de l'adolescent : pourquoi il se couche si tard
Ce n'est pas seulement du caprice ou du téléphone. À l'adolescence, l'horloge biologique se décale réellement, et le décalage se cumule avec les horaires scolaires.
Un décalage biologique réel
À la puberté, l'endormissement se déplace naturellement de une à deux heures plus tard. Un adolescent qui ne s'endort pas à 22 heures n'est pas forcément en train de résister : son organisme n'y est pas prêt.
Comme les cours commencent tôt, la dette s'accumule sur la semaine, et le rattrapage du week-end décale encore l'horloge. D'où les lundis matins catastrophiques.
Les besoins réels
Huit à dix heures par nuit sont nécessaires à cet âge. La plupart des adolescents en obtiennent nettement moins pendant la période scolaire.
Les effets sont mesurables : baisse d'attention et de mémorisation, irritabilité, impulsivité, humeur instable, et fragilité accrue face à l'anxiété. Beaucoup de difficultés attribuées au caractère relèvent d'abord du manque de sommeil.
Ce qui aggrave
L'écran dans la chambre, moins pour la lumière que pour le contenu : un message qui arrive, une partie qui continue, une vidéo qui enchaîne. Puis les boissons énergisantes et le café en fin de journée.
Et les grasses matinées de plus de deux heures le week-end, qui décalent l'horloge autant qu'un décalage horaire.
Les règles qui tiennent
Peu, précises, appliquées par tous : appareils chargés hors des chambres la nuit, écran coupé une heure avant, lever du week-end limité à deux heures de plus qu'en semaine, lumière du jour le matin.
Elles se posent à un moment calme, jamais pendant une dispute, et elles valent aussi pour les adultes de la maison. Voir écrans : sortir du conflit quotidien.
Quand ce n'est plus une question d'horaires
Si l'adolescent est réveillé la nuit par des ruminations, s'il redoute le lendemain, s'il dort le jour et vit la nuit, ou s'il ne se lève plus du tout, il s'agit d'autre chose.
Voir refus scolaire, ruminations du soir, et parlez-en au médecin traitant, qui écartera une cause médicale.