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Elodie Rampal

Journal · 18 août 2026 · 5 min de lecture

TDAH, haut potentiel : ce qu'un accompagnement peut faire

De plus en plus d'adultes se reconnaissent dans ces descriptions, souvent après le diagnostic de leur enfant. La question devient alors : qu'est-ce que j'en fais ?

Ce qui relève du diagnostic, et de qui

Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental dont le diagnostic relève exclusivement de médecins spécialisés, après une évaluation complète. Le haut potentiel, lui, s'évalue par des tests passés et interprétés par un psychologue.

Je ne pose ni l'un ni l'autre, et je ne remplace aucune évaluation. Ce que je peux faire, c'est accompagner ce que ce fonctionnement produit dans la vie quotidienne, et cela ne dépend pas de l'obtention d'une étiquette.

Ce que les personnes décrivent

Des idées qui arrivent toutes en même temps, une difficulté à démarrer les tâches ennuyeuses, des projets nombreux rarement terminés, une intensité émotionnelle qui surprend l'entourage, et une fatigue liée à l'effort permanent d'adaptation.

S'y ajoute souvent une histoire scolaire ou professionnelle en décalage : des capacités visibles et des résultats en dents de scie, avec la phrase entendue mille fois : « tu pourrais mieux faire ».

Le coût invisible

Beaucoup d'adultes concernés ont mis en place des stratégies de compensation coûteuses : tout vérifier, sur-préparer, travailler la nuit, s'excuser en permanence. Cela fonctionne, jusqu'à l'épuisement.

L'estime de soi paie l'addition : à force d'attribuer les difficultés à un défaut de volonté, on finit par y croire. C'est le terrain de la perte de confiance en soi.

Ce qui se travaille en séance

Organiser l'environnement plutôt que la volonté : découper les tâches, rendre visible ce qui doit être fait, supprimer les décisions inutiles, utiliser des rappels externes. Ce sont des aménagements, pas des béquilles.

Puis la régulation émotionnelle, les limites à poser, et la façon d'expliquer son fonctionnement à un employeur ou à un conjoint sans se justifier. Voir aussi dire non sans se justifier.

Si vous voulez un diagnostic

Parlez-en à votre médecin traitant, qui orientera vers les professionnels compétents. Les délais sont longs, et l'accompagnement n'a pas besoin d'attendre le rendez-vous pour commencer.

Attention aux tests en ligne et aux vidéos qui multiplient les auto-diagnostics : ils décrivent des expériences communes à beaucoup de monde. Se reconnaître dans une description n'équivaut pas à un diagnostic.

Une question sur votre situation ?

Cinq minutes au téléphone suffisent souvent pour savoir si un accompagnement a du sens, ou pour vous orienter ailleurs. Vous n'avez rien à préparer et l'appel ne vous engage à rien.

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